18 décembre 2006
Trombinoscope d'une campagne morte annoncée : les gros maux de la France
On nous saoule des deux candidats PS et UMP à longueur de journée.
Comme le dit si justement François Bayrou, matin, midi et soir, on nous les sert, ressert et ressert encore. Les Français en auront ils une indigestion ?
Quotidiennement on retrouve les aventures des bons mots de Pinprolène et Nicolas... Où est le débat d'idées ?
Il viendra en son temps après la trêves des confiseurs me diront les plus optimistes. Personnellement, je ne le crois pas. Car quelles idées neuves apportent des ceux anciens ministres ou ministres qui depuis 20 ans gouvernent la France. Encore des mesurettes pour camoufler les brèches d'une société française en panne ? La France économique va bien. Heureusement, mais jusqu'à quand ? Au moindre éternuement des autres grandes économies européennes la France attrape une bronchite.
Depuis 1986 et les manifestations Devaquet l'éducation ose dire en hurlant son malaise (avant, les professionnels se montraient plus persuadés). Mais ni droite ni gauche n'ont apporté de vraies mesures efficaces car elles n''ont jamais mis les moyens financiers derrière. Et cela ne peut qu'empirer avec l'état de la dette de la France.
Nos banlieues sont malades, pour ne pas dire exsangues. Parce que cela fait 40 ans ou presque que l'on préfère y parquer les malaises et les mal être de notre société plutôt que de les aider à se faire une place au sein de la société. Il n'est même pas nécessaire d'évoquer la notion de l'urbanisme. Ne parlons même pas de "l'urbanité", cela les ferait seulement rire.
Nos têtes pensantes fuient pour des salaires et des conditions de vie meilleures à l'étranger, certaines catégories de professionnels manquent cruellement de main d'oeuvre qualifiée et/ou motivée...
Voilà de vraies questions qui ne seront doute pas abordées car elles dérangent les deux candidats qui se partagent uni(bi)latéralement le pouvoir depuis 25 ans. On les évoquera à coups de grandes idées ou de petits mots. Alors que ce sont là les gros maux de la France... et attendent des solutions pragmatiques.
La France est gouvernée depuis presque 5 ans par un Président qui a été élu grâce à 17 % de voix au premier tour. En considérant qu'un électeur sur deux n'est pas allé voté ce jour là, l'actuel Président ne représente politiquement que 8 à 9 % de la population de plus de 18 ans... Quelle relative autorité ou légitimité ? Et pour quel résultat. Un statut quo généralisé et les problèmes au lieu de s'être dissipés car résolus n'ont fait que s'aggraver. Elle est loin l'époque de "manger des pommes". Maintenant il nous reste à peine les queues.
Et celui ou celle de demain ? je le crains, cela sera encore bien pire.
Et que diront les électeurs dans l'isoloir ? J'espère qu'ils surprendront... mais à l'image de la staracadémisation de cette campagne à jeu de fléchettes, cela risque simplement de finir de montrer que la société française ne comprend plus rien à la politique parce qu'on préfère lui montrer une farce façon maître Patelin plutôt que lui dire la vérité.
La vérité n'est pas bonne à dire surtout lorsque l'on dit des gros maux.
Commentaires
Lemarquis, le dernier des résistants !
Peut-on penser que les français voteront pour la politique de leur portefeuille, lorsque sera venu le temps de l'isoloir ? ^^
( le poids des maux, toujours)
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